La Belle et la Bête Par l’Atelier des Sources de Saujon
texte et mise en scène de : Marie-Hélène Lelièvre
regard extérieur et précieux conseils : Dominique Courait
mise en lumière du spectacle : Dominique Courait et Dominique Henard
Comédiens, musiciens, bretteurs, ils déclinent le même thème en trois épisodes, selon leur fantaisie mais tous se posent la même question. :
Qui est la Belle, qui est la Bête ?
Une Bête faite de sept têtes, des belles emprisonnées par leurs manies futiles et égoïstes, des fées-roses servant d’intermédiaires entre les revendications des uns et les peurs des autres. Sans oublier les Parques, quatre vieilles qui commentent tout de leurs phrases salées et qui sont prêtes à tout, même à changer de rôle pour éviter « une fin Wald Disney à l’eau de rose ».
Qui fait La Belle, Qui fait La Bête ?
Les comédiens visitent le conte traditionnel, le bousculent, lui donnent des accents contemporains et même avant-gardistes. Jusqu’où iront-ils ? Les garçons sont des belles ou des fées, la Bête a perdu ses poils, et s’adonne à de curieuses mixtures, les fées ressemblent à des bonnes sœurs, les héros sont des vieillards tremblotants ! Mais oui tout est permis puisque les contes , comme les hommes évoluent et se transforment, ils sont ce que nous sommes : un peu « Belle » un peu « Bête »
La Bête, c'est l'autre?
D’ailleurs, qu’elle soit féminine ou masculine, bestiale ou tyrannique la Bête , bien sûr c’est l’autre , celui qu’on ne reconnaît pas. Cyrano, autre Bête amoureux d’une Belle, n’a pas commis d’autre faute que celle d’être différent. Les ados s’attaquent à la rime et la font résonner d’airs de jazz et de slam, de coups d’épée et de répliques modernes ! Molière a du génie, Christian a la beauté et eux ? Ni juste beaux ni juste bêtes, ils ont du panache !