« Elle est menue et gracile comme la cigale. Lui, fort et ombrageux comme un taureau. Sur la scène, il la dépasse de la tête et des épaules. Quant à l’énergie, on se demande qui mène la danse tant ils se complètent comme les deux pôles électriques d’une turbine hydraulique. Ils se nomment Marie de Oliveira et Didier Poulain. Ils forment un couple détonnant qui danse, chante, mime, roucoule, récite, déclame et tonitrue avec une énergie à faire disjoncter les jeux de lumière de leur metteur en scène, Dominique Courait.
« S’agit-il d’un spectacle de hard rock ? Oui et non. Oui par les anachronismes et les allusions moqueuses aux rythmes endiablés de notre époque. Non, car tenez-vous bien, il ne s’agit que de réciter les fables de La Fontaine ! Mais quelle récitation ! Rien à voir avec nos ânonnements tremblotants face au tableau noir de notre enfance. Et une merveilleuse occasion de découvrir l’éternelle jeunesse des fables de Jean de La Fontaine allègrement inspirées d’Esope à qui il rend justice : “Je chante les héros dont Esope est le père, troupe de qui l’histoire, encor que mensongère, contient des vérités qui servent de leçons…” |