Lettre d'une Inconnue de Stefan Zweig
L’équipe
comédienne : Marie Hélène Lelièvre comédien : Dominique Courait musicien : Philippe Grassiot mise en scène : Dominique Courait collaboration artistique : Sophie Brillouet, Philippe Percot tetu
Création le 02 avril 2010 au festival romantique de Royan
La beauté de la « Lettre » suffirait à elle-même, pourtant, elle a inspiré de nombreux comédiens et metteurs en scène par son allure de grande tragédienne. Mais la lettre n’est pas que ça, elle résonne jusqu’à nous par son étonnante modernité
Le spectacle
Une Danse de l'Être
Une pluie de notes,
un murmure qui explose en cri :
l’annonce de la tragédie ?
Avant que le cœur ne se serre trop fort, le flash back dessine devant nous une toute jeune fille sautillant, chantonnant, pleine de gaîté, de curiosité, d’enthousiasme : une adolescente incandescente qui rêve, transpose, ressent infiniment. Elle regarde, elle observe, rien ne lui échappe :
« je savais tout de toi »
L’être aimé, l’être idéalisé « plein de vie et de clarté » l’éveille à la vie du cœur. Elle pleure, elle attend elle interprète, elle réveille en nous de tendres et douloureux souvenirs, les premiers, les tout premiers.
Elle nous entraîne sur le fil de ses premières fois, cristallisation suprême, comptine enfantine, fragile mélodie.
La vie et la mort s’affrontent doucement, terriblement, la tragédie progresse inexorablement, enserre l’individu comme « une aventure, dans une chaîne d’aventures, déroulant éternellement ses anneaux ». Deux refrains scandent la progression des souvenirs et se répondent inlassablement :La comptine innocente vire à une obsédante litanie, un rythme de transe qui accouche d'une seule note, tenue jusqu'à l'outrance, répétée
comme une sentence, comme une fatalité.
Le texte se métamorphose, devient chant, danse, gémissement.« Mon enfant est mort …
Ce fut la première fois,
mon bien-aimé …»
Presse...
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